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<metadata xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"><dc:title>La carnavalisation bakhtinienne dans  « La Célestine » de Fernando de Rojas et ses rapprochements avec l’univers littéraire de François Rabelais</dc:title><dc:creator>Vogrič,	Iva	(Avtor)
	</dc:creator><dc:creator>Turk,	Boštjan Marko	(Mentor)
	</dc:creator><dc:creator>Šabec,	Maja	(Mentor)
	</dc:creator><dc:subject>Rojas</dc:subject><dc:subject>Fernando de : La Célestine / Rabelais</dc:subject><dc:subject>François / Bakhtine</dc:subject><dc:subject>Mikhaïl M. / carnaval / réalisme grotesque</dc:subject><dc:description>L’étude examine « La Célestine » de Fernando de Rojas à la lumière de la théorie bakhtinienne du carnaval et du réalisme grotesque, en la mettant en relation comparative avec l’univers littéraire de François Rabelais. Elle s’interroge sur la mesure dans laquelle l’œuvre de Rojas peut être lue comme l’expression d’un mode carnavalesque d’appréhension du monde, dans lequel s’entrelacent le matériel et l’abstrait, le haut et le bas, la vie et la mort. Les concepts de Bakhtine se révèlent ainsi constituer une grille de lecture pertinente, notamment pour la structure sémantique et idéologique globale de « La Célestine ». La première partie examine le principe matériel et généreux du monde, qui se manifeste avec le plus de netteté dans le banquet de l’acte IX. Celui-ci est mis en relation avec le matériel et le corporel, la double conception de l’amour chez Rojas et la représentation du corps et de l’amour chez Rabelais. Bien que Rojas traite le corps d’une manière comparable à Rabelais, ses images grotesques du corps demeurent trop fugitives pour constituer une esthétique pleinement développée du réalisme grotesque. L’analyse de la carnavalisation de la conscience se révèle dès lors plus féconde, principalement à travers les personnages de Célestine et de Panurge. Tous deux sont des figures carnavalesques ambivalentes et incomplètes : Célestine alterne son autoreprésentation carnavalesque avec une attitude calculatrice orientée vers le profit, tandis que la peur de Panurge d’être cocu dans le Tiers Livre révèle un désir de certitude et de contrôle face à la mutabilité de la fortune humaine. La dernière partie met en regard le deuil chez Rojas et chez Rabelais et montre une affinité dans leur conception de la mort comme phénomène ambivalent. Après la perte de leurs amants, Élicie et Aréuse se tournent de nouveau vers la vie, dans une réaction comparable au passage de Gargantua du deuil à la joie lors de la naissance de son fils. Dans les deux œuvres, la douleur et la joie convergent dans l’image de la mort joyeuse, associée à une conception cyclique de la vie comme renouveau perpétuel. La comparaison montre finalement que le carnaval chez Rojas se manifeste moins sous la forme d’une esthétique pleinement développée du réalisme grotesque que, surtout, dans le rapport que les personnages entretiennent avec la vie, la matérialité, l’inconstance et la perte. Bien que « La Célestine » ne procède pas directement de la culture populaire de la place publique, elle en porte largement l’empreinte. Elle peut également être rapprochée de Rabelais par une sensibilité renaissante à l’égard de la vie, qui trouve la joie précisément dans sa mutabilité, son caractère inachevé et son perpétuel renouveau.</dc:description><dc:date>2026</dc:date><dc:date>2026-09-17 07:16:19</dc:date><dc:type>Magistrsko delo/naloga</dc:type><dc:identifier>187950</dc:identifier><dc:identifier>VisID: 629721</dc:identifier><dc:language>sl</dc:language></metadata>
